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Interstellar

  • Thib
  • 14 févr. 2015
  • 2 min de lecture

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Attendu comme le messie par de nombreux fans de Christopher Nolan, le dernier film du génie à l’origine d’ « Inception » (2010) et de la trilogie Batman peine à convaincre malgré ses ambitions et l’originalité de son scénario.

Dans un futur proche, l’humanité se trouve confrontée à une série de désastres écologiques et c’est la planète toute entière qui semble à l’agonie. Le spectateur va alors suivre la famille de Joseph Cooper, un pilote-ingénieur devenu agriculteur par nécessité.

Pour permettre à ce qui reste de l’humanité de survivre, des scientifiques proposent à Joseph de mener une expédition pour explorer des planètes sur lesquelles la vie pourrait se développer.

Le point de vue sur Terre est intimiste et élude de nombreuses questions : qu’est-il advenu du reste du monde ? Du gouvernement ? Des autres états d’Amérique ? Par contre, une fois dans l’espace, c’est un régal pour les yeux : les visuels n’ont rien à envier à un « 2001 : l’Odyssée de l’espace » (1968) et sont incroyablement immersifs.


En tête d’affiche, on retrouve le phénomène d’Hollywood Matthew McConaughey qui semble porter seul (ou presque) le film sur ses épaules tant les autres personnages manquent de profondeur : on comprend mal l’intérêt d’autant de personnages secondaires qui apportent si peu à l’histoire (Anne Hathaway et Matt Damon notamment).

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On a fait une grosse publicité de la crédibilité du scénario d’un point de vue scientifique. Si les idées sont bonnes, elles sont exposées maladroitement ; on a souvent du mal à comprendre ce qui se passe malgré de longues explications qui ralentissent le rythme du film.

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On regrette que Nolan ne se soit pas concentré sur ce qui fait la force de ses films : des épopées spectaculaires mais profondément humaines, poussant un héros à dépasser ses limites pour relever un défi pour ceux qui lui sont chers : qu’il s’agisse de Gotham pour Batman, des enfants de Cobb (DiCaprio) dans « Inception » ou pour la mémoire de la femme de Leonard dans « Memento » (2000).

Malgré de bons ingrédients et 2h49 de film, la sauce peine à prendre. La faute à un projet peut-être trop ambitieux pour être réussi : le film se voulant à la fois intimiste dans la relation père-fille qu’il décrit, spectaculaire dans ses scènes spatiales et crédible dans son respect des théories scientifiques utilisées.


 
 
 
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