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White Bird in a blizzard

  • Léo
  • 13 déc. 2014
  • 2 min de lecture

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C’est avec plaisir qu’on retrouve les images tirées au cordeau, les couleurs chaudes et soyeuses ainsi que l’étrangeté des personnages propres à Araki dans ce onzième film du réalisateur américain.

Ce long-métrage tiré du roman éponyme de Laura Kasischke relate en 1h30 l’histoire d’une famille américaine banale, dont la mère disparait du jour au lendemain. La fille unique, peu affectée par cette disparition, nous fait vivre l’enquête, ses rencontres chez la psy et sa vie d’ado en plein boom hormonal.

Les personnages sont étudiés, profonds, mystérieux. Comme la mère, partie sans un mot, qui apparait, au fil du film, tout à fait givrée. Ou le père que sa fille traite de lavette mais qui s’avère plus épais que ça.

Avant tout le film dénonce le quotidien de certaines femmes -via celles des années 50 dans l’histoire- sorte de Desperate Housewives dépressives, enfermées dans des vies tirées à 4 épingles qui les emmerdent. Des femmes dont le seul but de la journée est de préparer le repas pour l’homme qui rentre le soir. Serait-ce pour ça qu’Eva Green, la maman du film, est partie ?

Shailene Woodley (jeune actrice qui monte en flèche pour le moment), finira par le savoir, dans un dénouement surprenant qui pousse à dire qu’Araki a plus d’un tour dans son sac. Le jeu d’acteur de la jeune américaine laisse pantois, cette fille sait décidément tout faire : de Divergente à Nos étoiles contraires, jusqu'à ce film où elle laisse même tomber le haut (mais c’est justifié, et puis c’est un Araki, on s’y attendait).

Le réalisateur reprend pourtant des thèmes qui lui sont chers tels que l’adolescence en quête d’identité (sexuelle évidemment), la jeunesse qui use et abuse de soirées et de drogues, les amourettes, les relations hors normes… on retrouve aussi, comme dans Mysterious Skin, la bande de potes atypique avec le gay du groupe et ici l’obèse optimiste.

Moins dans la veine déjantée de Kaboom, White Bird n’est peut-être pas le meilleur film de Gregg Araki (dur de détrôner Mysterious Skin), mais le film est un bijou dans lequel chaque image est simplement belle. L’histoire peine un peu à évoluer, pour trouver un dénouement rapide ou tout se joue durant les dernières vingt minutes. Pour nous scotcher.

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